2020/01/14

Révolution ! (Métroscopie 198)



Comme moi, le jour peine à se réveiller emmitouflé qu’il est dans d’épais nuages noirs. Un tract de Besancenot dans la poche (que je ne lirai sans doute jamais), je monte dans GHIR en baillant et complètement dans les vapes. 

Si je n’avais pas autant de semblables autour de moi, je me laisserai presque aller à faire un petit caca une fois assis et à tirer la chasse. Remarque, ils sont tellement patraques et hagards qu’ils ne réagiraient même pas.

Allez hop, aujourd’hui, on dit non au travail ! On sort tous main dans la main de GHIR et on le laisse vide comme con dans cette gare ! Brûlons tous les magazines people et tv de merde et jeux de sudoku de chiottes que nous pouvons et faisons un grand barbeuke de l’amitié ! j’connais deux hotdoguiers indiens pas loin, ils nous fileront bien quelques Knacki et grandes barquettes de frites pour l’occase !

À Anthony, notre RER met énormément de temps à redémarrer. Sur les visages des passagers, les tics de stress et grimaces de contrariétés se multiplient. Appuyant fortement sur mes yeux, j’enterre ma rêverie comme un abject cadavre.

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