2013/02/28

Le bar (Scène de vie 8)





C’est un bar de déglingos
Les touristes asiatiques n’y mettent pas les pieds
Préférant la brasserie rutilante à l’angle de l’avenue
Avec ses serveurs en tenue proprette
Les recalés de la vie s’y rassemblent
Asile au milieu de ce bourbier infâme
Oasis dans cet ahurissant bordel
Ils viennent des habitations pas chères
En briques jaunes ou rouges, aux crasseuses fenêtres
Situées derrière les rails du tramway qui font comme une frontière
Il y a cet homme à la gueule fracassée qui fume comme un pompier
Cette vieille maigrichonne a
vec son béret vissé sur la tête
Qui boit uniquement des kirs
Ce petit vieux couperosé et son compère, grand lecteur du Parigo
Monsieur Pérache, employé dans un ministère
Les deux cantonniers, Jérôme et Mickaël
Christophe, Raymond, Ibrahim, Aziz, Marie-Hélène
Ils restent le temps qu’ils veulent dans le commerce
Scellée au plafond, une télé diffuse en continu les infos
Les patrons changent la chaîne quand passe un match de foot
Abdel qui s’occupe de la cuisine supporte Marseille
J’y vais régulièrement
Je m’installe dans un coin, silencieux
Et bois mon café en contemplant
Des heures durant
La rue
Le tram qui passe et repasse
Ces naufragés touchants qui se laissent dériver
Indifférents au sort qui les attend
Et à eux-mêmes
Je suis ici chez moi

 

2013/02/27

Le top 7 des insultes de footballeurs


1 « Va vendre des gaufres avec ta sœur à la Bourboule ». C’est, parait-il, ce qu’aurait dit Materazzi à Zidane lors de la fameuse finale du mondial allemand. Tout le monde sait que les footballeurs détestent les gaufres et s’il y a bien un lieu où ces millionnaires refuseraient d’aller même avec une prime conséquente c’est bien à la Bourboule (ville où les gens meurent souvent de crises cardiaques d’ennui). Double chouma donc à qui est destinée cette insulte. On comprend alors certains réflexes coup de boulistiques.

2013/02/26

L'ultime bandaison


Les hommes cherchent souvent un sens à leur vie. Qui sommes nous ? D’où venons-nous ? Où allons-nous ? sont les questions primordiales qu’ils se posent à certains moments de leur existence, leur donnant l’expression grave des statues antiques au visage. Pour les non croyants, le silence qui suit ces questions suscite une terrible angoisse. Aussi, parmi ces gens, quelques-uns ont décidé de prendre les choses en main. Ils se sont réunis autour d’un bon gueuleton et ont décidé de constituer des groupes : le premier groupe serait chargé de répondre à la question « Qui sommes-nous ? », le second à la question « D’où venons-nous ? » et le troisième à la question « Où allons-nous ? ».

2013/02/20

Rencontre avec Anelka (Scène de vie 7)


J’ai rencontré le sosie d’Anelka sur la ligne 3 : D’abord j’ai cru que c’était vraiment lui. Il était adossé aux portes du wagon, écoutant son lecteur MP3. Habillé classe, vraiment très classe. Détendu aussi, super détendu. Le type venait sans doute de sortir de la douche et du massage après des jeux de ballon pépères. 

Zerdane et Bekouze : les neurones


2013/02/06

Exercice de sexe n°1 : Léchouille


Dès que je la vois j’ai envie de lui lécher la chatte. Je ne pense pas à l’embrasser ou à l’étreindre, non, je veux bouffer son minou et doigter son joli petit cul. Comme elle n’est jamais contrariante pour ce genre de choses, elle offre sa fente à ma bouche comme un bon roudoudou. Tout de suite ma langue s’active, appliquée et méticuleuse. Elle soupire, s’étire et mouille. Son corps effectue des mouvements pour que sa chatte réponde à mes pelles gourmandes. J’enfonce délicatement un doigt dans son anus puis ma langue dans son vagin. Je bande à mort. Je veux qu’à son tour elle me suce. Je me redresse tandis qu’elle s’agenouille. Direct, elle avale ma queue. A vrai dire, je n’aime pas trop ça. Assister à la disparition brusque de sa bite est choquant. Surtout lorsque par sa belle dureté on la croit toute puissante. La saisissant par les cheveux, je fais reculer sa tête. Elle comprend. Elle donne des coups de langue à mon gland me fixant comme une chienne avec ses yeux bleus. Elle est belle, folle. Je bande plus fort. Je veux la réjouir comme elle me réjouit à exhiber sa langue sur mon gland, à me presser les couilles et me mordiller la queue. Je la relève, l’embrasse. « Tu ne trouves pas que j’ai un gros cul » demande t-elle. Les femmes bien foutues sont impossibles. Elle se met à quatre pattes. Je lui relèche la chatte puis m’installe sous elle en bon garagiste. Sucerie mutuelle. « Je te veux en moi » elle dit. « J’ai envie de t’enculer » je réponds. « Est-ce bien raisonnable ? » demande t-elle. Je ballade ma langue dans son anus. « Au point où on en est ».

2013/02/04

Un petit bonheur (Scène de vie 6)






Hervé pénètre dans le restaurant.
Tout de suite, Ali l’accueille avec son sourire chaleureux :
« Bonjour, Hervé, comment ça va ? »
« Bof » rétorque l’homme de cent trente kilos. Il porte un pull sombre qui amoindrit ses formes. Ses cheveux courts sont poivre et sel. Sa face rouge est bouffie par l’alcool.