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2018/06/12

Le top 5 des plans culs d'un footballeur (3)


Plan cul number three :
Allez hop, un doigt en entrée en matière ! La nana s’en mordille la lèvre inférieure. C’est le genre de jolie blonde à gros cul qui joue la pimbêche, style je te vois pas, mais qui mouille dès qu’elle sent une érection mâle dans un rayon de trois kilomètres. Et qui devient incontrôlable dès qu’une teub montre le bout de son gland. Un petit pelotage dans les règles de l’art et elle devient plus chaude que le Vésuve au meilleur de sa pétarade. Poussage dans les chiottes et prémisses du baisage, doigt donc puis broutage de la teuch. Je me masturbe en même temps, préparant popaul au pilonnage HD. Léchage du clito, langue dans le vagin puis doigt, la blonde pimbêche s’en est allée dans les conduits d’évacuation. Et ça fait oh, et ça fait ah, et ça fait ouh, putain ce que c’est bon et ça fait encore et ça fait hum et ça fait youplaboum. Et ça brille des yeux. Et ça se tord de plaisir et de jubilation. Et ça réclame ma queue à corps et à cri. Et ça se doigte. Et ça saisit ma bite et ça la serre. Et ça l’avale goulument comme un Michoko géant. Puis, naturellement, le calibre glisse dans le chaudron magique. À l’abordage ! Tous les coups sont permis ! Pas de quartier ! On défonce, on défonce, on défonce ! La nana en pleure ! Elle avait jamais vu le bonheur en face ! Mon dieu, mon dieu, mon dieu ! Elle en croit pas sa chatte ! J’arrête pas ! Je pilonne à l’aveugle ! J’nique en vrac ! Je donne comme quatre ! The machine ! The mec plus ultra ! Pour couvrir les hurlements de la donzelle, je tire la chasse ! Je ralentis ! Puis je repars ! Comme en quarante ! À l’attaque ! Je deviens dix ! Passements de bite et enculade ! On reprend les mêmes et on recommence ! Branlette ! Pelles ! Encore devant ! Puis encore derrière ! Suçage ! Le Toucan vert ! La brouette slave ! Le soleil qui se lève au printemps ! Le tac au tac ! Grattage et retirage ! La nana en voit de toutes les couleurs ! Elle vole ! Je l’accompagne dans les airs ! On fait wou wou wou ! On fait olalala ! J’éjacule sur le rouleau de PQ et lui fous le papier sur sa face.
Le temps que la nana s’en remette, je vais à l’aut’ gogue faire caca. Quand j’en sors, l’autre a retrouvé son faux air de pimbêche. Je demande : « Tu crois que je peux encore y aller ? ».
Secouant la tête, elle déchire mon ticket puis me le tend.
« À mon avis, c’est mort » me fait-elle. « Mais si tu veux pas attendre la prochaine séance, tu peux toujours regarder le dernier quart d’heure du film ».
Je lui pince un téton.
« Par hasard » je demande « T’aurais moyen de m’obtenir des pop corn à l’œil ? »

2018/06/09

Le top 5 des plans culs d'un footballeur (2)


Plan cul number two :
Ce jour-là, je me sentais pas trop bien. J’avais le nez qui coulait et des flatulences limite liquides. La grippe A, je pense. Samantha avec qui je viens de niquer m’explique que je me fais des idées et que c’est pas ça les symptômes de la maladie.
« Qu’est-ce que tu en sais », je lui réponds « T’es médecin ? ».
Et je monte dans ma Porsche, direction la première plaque de toubib repérée. Je pile net au bout de 175 mètres. Près de la boulangerie, officie un docteur, Vanessa Reboul. Je me gare en double file et monte les escaliers quatre à quatre vers la salle d’attente. Et là, méga gaule ! Un canon de 30 printemps tout en cuir moulant patiente sur une chaise avec un hamster. Je la mate de haut –-bouche à pipe, décolleté sexy -  en bas – longues jambes fines à talons – puis jette un coup d’œil circulaire. Personne d’autre que nous dans la salle – rematage de la bonasse – elle me reluque, les yeux plein de vices et de feu. Ma méga gaule triple !
« L’est où votre animal ? » me demande t-elle en se caressant la chatte. Je dégaine la chose et lui caresse les nibards avec. Elle m’agrippe les fesses et bouffe mon bide puis mes poils pubiens. Une vraie petite salope en rut et en liberté ! Je vire le hamster, la lève, la défroque puis en saisissant ses jambes, lui fout la tête par terre
« broute la moquette » je dis tandis que je lui titille les lèvres avec le bout de ma queue. La bouche ouverte, elle pousse un gémissement.
« Elle est bonne ma queue, hein ! Sale petite vicieuse ! » Je grommèle.
« Oh oui ! ».
Et c’est parti pour le grand ramonage ! Profondément dedans, un peu sur les côtés, au sud, au nord, à l’est et à l’ouest. Une fois qu’elle est bien pantelante, j’attaque le manège croate puis le parallélogramme sicilien. Les orgasmes se succèdent comme les pièces dégringolantes d’un bandit manchot au moment du jackpot !
Cette fille est une putain de rêve ! Et elle en redemande ! Encore ! Encore ! Encore ! J’enchaîne dans l’inédit en commençant par le cornet de marrons chauds puis la planche à crier et enfin le pilon de Marseille ! Les ongles plantés dans ma chair, la nénette manque d’en claquer de bonheur, d’extase et de volupté. Je jute sur son hamster qui s’en tord à son tour de plaisir.
« Tu t’es bien rincé l’œil, spèce de petit enculé » je dis à la bête.
« C’est une fille » me fait la chaudasse revenue à elle « Elle s’appelle Heidi ».
Je réponds rien.
« Dis-moi » reprend-elle « Tu me dis quelque chose… Tu ferais pas du patinage artistique par hasard ? ».
Toujours sans répondre, je la regarde se resaper. L’envie de la culbuter à nouveau me rhasexe la bite.

2018/06/07

Le top 5 des plans culs d'un footballeur (1)


Immense joueur de football dans les années 2000, Swann est également un immense baiseur. Dès l’âge de cinq ans, il sortait avec toutes les filles de sa classe ainsi que sa maîtresse et la directrice de la maternelle. À côté de lui, James Bond ressemble à un moine vasectomié.
C’est l’une de ses innombrables conquêtes qui le dit : «  Au lit, Swann est si fougueux et si puissant que si je ferme les yeux, j’ai l’impression, excusez-moi l’expression, de me faire gangbanguer ». Phénomène sexuel, il a aussi  été sollicité à plusieurs reprises par des producteurs de porno pour jouer dans des films. L’homme a toujours refusé avançant qu’il était avant tout un footballeur professionnel. Pourtant, lorsqu’on lui parle de ces sollicitations, son visage se crispe comme assailli par les regrets. Car si en tant que footballeur, Swann faisait partie des tops players, en tant qu’acteur, il aurait pu devenir le Maradona du porno.
Aujourd’hui retiré des terrains, et après bien des tractations, il a accepté de nous livrer en exclusivité ses cinq plus beaux plans cul. À lire à la mi-temps sans modération !

Plan cul number one :
J’étais en train de tâter du ballon quand un pote m’appelle. Je sors mon portable de mon short et décroche.
« Eh Swann », me fait-il, « devine avec quoi je t’appelle ».
« Je sais pas » je réponds « J’hésite entre ta couille gauche et celle de droite ».
« Ah ! ah ! ah ! t’es trop con, Swann. Non, c’est avec mon nouvel Iphone, ça te dirait de le voir ».
À vrai dire, je m’en branle mais j’en ai marre de tâter du ballon et j’ai baisé il y a une heure donc je ne ressens pas encore trop de manque, donc je me dis, bah pourquoi pas, allons voir sa merde, ça va flatter son ego et le rendre heureux et moi, bin, j’aime bien rendre les potes heureux, si l’amitié ne sert pas à ça alors on peut direct la balancer dans le vide-ordures. « Ok » je fais en montant dans ma BM.
Arrivé chez mon pote, j’attrape une gaule de malade. Le type vit avec une méga bombe blonde avec des seins comme ass’ et un cul de collection. Dès que nos regards se croisent nous sommes sur la même longueur d’ondes. Je sens qu’elle boufferait de la queue à longueur de journée si elle en avait les moyens. Ma gaule décuple et elle le remarque, s’humectant avec la langue l’oreille.
Je rappelle que cette histoire se passait en hiver. La gastro se déchaînait, frappant les petits et les grands sans vergogne, décimant les trous de balle les plus robustes et les plus aguerris.
À cet instant, mon pote ne le savait pas encore mais miss Gastro l’avait choisi pour un tango défécatoire. S’apprêtant à me montrer fièrement son bidule, il pose soudainement la main sur son ventre et file aux chiottes, gueule en vrac, corps en deux. Des occases comme ça, je pense, on n’en a pas trente-six dans la vie. Direct, je sors ma queue et la plante dans la bouche de la donzelle qui la suce avidement. Pur régal ! Je sors le braque et demande : « Tu t’appelles comment ? ».
« Cindy » elle fait en donnant des coups de langue dans le vide.
« Cindy, mets toi à quatre pattes, j’vais te défoncer les orifices comme ils le méritent ».
« Oh toi » fait-elle en me mordillant les couilles à travers le short.
Là, bruit de chasse tirée. Cindy recouvre ses magnifiques mamelles sous son tee-shirt moulant et moi je range mon attirail.
Lorsque mon pote revient, tout blanc, j’explique à Cindy mon égalisation à la finale de coupe d’Europe 2000. À l’expression de son visage, je vois qu’elle n’y entrave que dalle. Et pour cause ! Elle veut du dur en elle et moi je veux lui gicler dessus et partout comme un intarissable malpropre ! Encore une fois, le pote tente de me montrer sa connerie mais miss Gastro l’alpague au colon ! Retour à la case chiottes !
Et vlan ! Je trombine la nana sur une chaise ! Et boum ! Sur la table ! Et bing ! Par terre ! Dans le cul et dans la teuch ! Dans la bouche et dans l’oreille ! Elle me griffe, je la baise ! Elle en redemande, je la mitraille à la douze-sept ! Je vocifère, elle hurle ! Deux bêtes en rut qui s’entrechoquent en se mordant et se pinçant les chairs ! S’pèce d’enculé ! Petite pute ! Connard ! Salope ! Crabe farci ! Sauce béchamel ! J’explose dans sa bouche. Elle avale goulûment puis se caresse le visage avec mon gland puis avec le reste de mon outil perforateur. Ouch. Soubresaut de bandaison fière.
Parait-il mon pote est revenu un quart d’heure plus tard mais j’étais parti. Depuis, je nique Cindy de temps à autre chez moi, dehors ou à l’hôtel, mais même si entre nous deux le panard est vraiment de haut niveau, il n’atteindra plus jamais le top de ce jour d’hiver.

Question :

Quand une nana va aux toilettes avec son smartphone à la main est-ce que c'est pour le faire pisser ?


2013/06/17

Mon vieux portable


Moi, mon téléphone portable, je l’aurais bien gardé toute ma vie. Y me plaisait bien son design tout pourrave. Je ne pouvais pas faire de photo. Je ne pouvais pas mater la télé ni faire de l’internet. Y captait pas partout et j’entendais pas sa sonnerie ringarde. Souvent, je l’oubliais chez ouame et je le retrouvais le soir naze, totalement HS. Je le rechargeais avec amour en lui promettant de l’emmener avec moi le lendemain matin. Le porter sur moi, c’était une fierté. Sentir son poids dans la poche droite ou gauche, ça me transportait. J’étais jouasse comme un jeune chien fou avec son os en plastoc fluo qui couine. Puis un jour, le drame. 

2013/06/05

Le bonjour du poète Ali


Ton train arrive en retard et tu en as marre
T’as le bonjour du poète Ali
Tu t’énerves parce que tu ne sais plus où tu as rangé ta chemise grise
T’as le bonjour du poète Ali
Tu psychotes parce que tu as grossi un peu
T’as le bonjour du poète Ali
Ton voisin fait trop de bruit
Tu ne trouves pas de place de parking
La baguette augmente encore de 5 centimes
T’as le bonjour du poète Ali
Ton évier est bouché
Tu t’es pris la tête avec ta copine
Tu ressens des pincements au niveau des lombaires
T’as le bonjour du poète Ali
Quel que soit ton problème
T’inquiète
Le poète Ali compatit
Et te passe le bonjour
Avec le sourire
Tu peux même aller le voir
A la station Auber
Entre les automates et les tourniquets
C’est là qu’il habite
Si ton cœur est trop lourd
Pour t’épancher
Il t’écoutera
J’ai souvent des migraines
Je voudrais la dernière tablette numérique
Pour les vacances, j’hésite entre la Grèce et l’Italie
Tu pourras tout lui dire
A la fin, il te chuchotera à l’oreille
Un poème
Qui chassera tous tes ennuis
Et tu repartiras, léger
Disant à chaque personne croisée
Eh, arrête de tirer cette tronche
Et de te faire de la bile
T’as le bonjour du poète Ali !

2013/05/28

Philippe Djian, Marguerite Duras et l'animatrice radio


La nana qui anime l’émission radio sur Marguerite Duras a un look de despote foldingue. Une épaisse tignasse blonde et bouclée couvre sa tête et s’agite comme une mer démontée à chacun de ses hochements intempestifs. Philippe Djian la rejoint sur scène, la démarche gauche ne sachant pas trop comment placer son corps dans cet espace qui aimante les regards. Il porte une tenue décontract’, un jean clair, des bottes en cuir marron, une chemise en coton pâle.

2013/05/22

Balade nocturne en Vélib





J’ai froid au départ. Mais c’est normal. Très vite, le corps chauffe avec les coups de pédale. La nuit tombe. Au bout de la rue, les tours de la Défense font penser aux éléments d’une station lunaire. Restaus et bars alternent, occupés par une clientèle jeune et huppée. Je prends la direction du bois de Boulogne. 

2013/05/14

Paris est magique!



L’idée était pourrie. Donner rendez-vous au Trocadéro aux supporters du PSG pour fêter le titre de champion de France ne pouvait que partir en sucette. D’ailleurs, les patrons de bar de l’endroit l’avaient pressenti, baissant les rideaux de fer de leurs établissements.

2013/05/11

La femme du coin


Elle s’est installée dans un coin, contre la vitre de la façade. À la façon mécanique dont elle s’est dirigée vers la table, on devine que c’est sa place. Elle aurait pu y aller les yeux fermés. Et elle aurait certainement tiqué si une personne s’y était trouvée, sans gêne provocatrice. Mécaniquement, le vieux garçon ventripotent s’approche d’elle. Il a le visage rouge et blasé. Sa tenue négligée comporte des taches. Quand les clients se font rares, il se poste devant le comptoir et regarde le match de foot sur l’un des grands écrans quadrillant la salle. À cause du temps maussade, la terrasse est en grande partie vide. Trois magrébins discutent, emmitouflés dans leurs volumineux anoraks. Une femme d’âge mûr et excitée fait des va et vient entre la table et le coin tabac, achetant des gratte-grattes. Un SDF barbu tend un récipient en plastique aux passants pressés et indifférents. À cause du temps maussade, les clients sont pingres. Ils renâclent à donner un pourboire et quand ils le font, le pourboire est minable. Quelques pièces jaunes aux reflets pâles. Le vieux garçon fait la tronche à cause de ça. Et également à cause de la journée qui s’étire en longueur, qui refuse de finir, qui s’obstine dans le surplace. Il est à peine quinze heures. Un vent rageur balaie la terrasse contraignant les magrébins à plier l’échine. Les nuages de fumée qu’ils expulsent par leurs bouches se déchirent et rendent l’âme. Au bout de l’avenue, une nuée de véhicules irascibles s’entassent en attendant l’assentiment lumineux d’un feu de signalisation. Des édifices en verre déserts aux logos absurdes se disputent avec les arbres qui reverdissent les regards sans buts. Le gris pesant du ciel, du trottoir et des murs enfle dans les têtes tandis que le froid tenace peaufine ses morsures. Le SDF obtient une cigarette.

2013/04/25

Récupérer son manuscrit


Le patron portugais et son fils me jettent le même regard outré : Mais évidemment que Cristiano Ronaldo est le meilleur joueur du monde !... Il y avait bien longtemps que je n’étais pas venu dans cette brasserie. A part le fils du patron qui a grossi rien n’a changé. Les plats, surtout, sont toujours aussi copieux. Dans mon assiette, trois épaisses tranches de rôti de veau superposées émergent d’une sauce rougeâtre coincée entre une montagne de salade composée et une autre de pommes de terre dauphine. Je vais sans doute prendre cinq kilos. Mais qu’importe, j’ai besoin de force aujourd’hui. Je commande d’ailleurs une deuxième bière, histoire d’atténuer mon angoisse. Pour une fois, les faits divers dans le journal ne m’absorbent pas. Je peine à les lire et les mélange. Est-ce qu’un animateur célèbre de TV a bien braqué une boulangerie ? Et l’agresseur au marteau a-t-il péri sous une avalanche en faisant du hors piste ? Le patron me propose un dessert. J’hésite, pensant à ma ligne (je me sens ballonné en ce moment, pas très bien dans ma peau). L’homme sec m’assure que c’est le dessert le plus léger du monde, que je ne vais rien sentir. J’abdique. Un pot rempli de fromage blanc, de miettes de gâteaux et de caramel remplace mon assiette vide… Bah, au point où j’en suis.

2013/04/05

Le sac plastique


Cinquième étage d’un immeuble. Je me mets au balcon pour humer l’air de cette fin de journée. Dans le ciel, des nuages bruns dégringolent, comme trop lourds, remplis de plomb et d’acier. Plus bas, la cours circulaire est vide. Enfin pas tout à fait. Entre la pelouse et les halls, un sac plastique. Le corps gonflé d’air et frémissant, l’objet effectue de grands cercles endiablés. Les anses dressées au dessus de sa tête invisible, il accomplit une chorégraphie joyeuse et insolite. Il tourne sur lui-même, virevolte, bondit, exécute de périlleux entrechats et de subtiles pirouettes. Puis, lorsque le vent cesse de souffler, l’objet s’affale, redevient statique et vulgaire, tapis moche, détritus parmi d’autres, ne suscitant pas le moindre intérêt. La magie s’est envolée. A tout hasard, je regarde les balcons voisins à la recherche d’un éventuel apprenti sorcier – Mickey, montre-toi ! - On ne sait jamais. Personne. Les gens sont définitivement chez eux, vaquant à leurs occupations ou s’abandonnant dans l’inertie. Je bois mon verre. Le vent souffle à nouveau, ressuscitant le sac, l’animant encore, ce n’est pas fini ! L’objet danse avec plus de frénésie que la première fois. Grands tours dans la cours, sauts, pointes, demi-tours, il semble infatigable, dans un état second, extatique ! J’ai la certitude qu’il ne vient pas d’un quelconque  supermarché. Qu’il ne s’agit pas d’un pauvre sac de course abandonné se déchirant dès que plus de trois articles y sont glissés. A l’instar de certains oiseaux, il a fait un grand voyage. Il vient d’Afrique ou d’Asie, ils étaient des milliers. Beaucoup ont péri pendant le périple, à cause du temps ou de la fatigue, parce qu’ils n’y croyaient pas ou qu’ils étaient fragiles. Lui-même a eu des moments de doutes, des hauts puis des bas, mais il est arrivé ! Après ces jours et ces nuits, ces pluies, ce soleil, ce froid ! Arrivé ! Alors il danse ! Flotte légèrement au-dessus du sol, les anses vibrantes, se frotte à lui et saute et tournoie. Le monde est à lui ! Séries de cabrioles extravagantes et l’objet s’immobilise à nouveau. Je n’attends pas que le spectacle reprenne. Je lève mon verre à l’objet puis rentre à l’intérieur de l’appartement. Merci.