2020/01/03

Petite erreur (Métroscopie 187)



Comme j’ai été trop rilax au moment d’entrer dans mon RER, je me tape le début du voyage debout comme un Anthonien. Juste en dessous de moi, une femme assise entame une partie de jeu bizarre sur son portable. Vu comment elle hésite à valider son choix, elle ne doit pas plus comprendre les règles que moi. Super bizarre. En même temps, quand on réfléchit, la façon dont notre vie se déroule dans son ensemble est bizarre. Alors, oui, pourquoi ne pas commencer la journée par un jeu imbitable. C’est peut-être la meilleure façon de la saluer, lui rendre hommage.

Il y a encore un gros soleil dehors. IMRE chante faux et les oiseaux l’accompagnent.

En fixant la barre trident du milieu du wagon, je me demande ce que cela pourrait donner si j’en installais trois ou quatre dans ma salle de séjour. À évidence, la pièce serait plus moche mais en cas de tremblement de terre je saurais où m’accrocher. Et puis cette installation pourrait me préparer psychologiquement à l’échec de la place (parfois on ne mesure pas la honte et la déception ressentie lorsqu’on est obligé de rester debout dans son transport. L’expérience, si elle se répète trop, peut être extrêmement traumatisante. Certains la comparent même à une castration). 

À Cité Universitaire, le chauffeur du RER s’excuse de ne pas s’être arrêté à deux stations. Bah, ça arrive de ne pas être réveillé, tant qu’IMRE reste sur les rails.

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