2020/02/19

Sérotonine de Houellebecq



Bon, ai lu le bouquin jusqu’au bout. L’humour de l’auteur y est pour beaucoup. C’est vraiment cela qui m’a permis de tenir. Sinon, quoi dire. Ben, après plusieurs romans, on a l’impression que c’est toujours la même chose. D’ailleurs, même si le perso se décrit comme un beau mec, on ne peut pas s’empêcher d’imaginer l’auteur à la place. L’auteur à l’époque où il n’était pas célèbre et considéré comme un grand écrivain. Bref, depuis son premier livre, on a l’impression que rien n’a évolué dans son esprit et pour lui. Toujours le même mal de vivre, le même plaisir à se vautrer dans la dépression et à ne dépeindre les hommes qu’à travers leurs tares inavouables.

Houellebecq écrit ce que ses éditeurs attendent de lui et ce qu’il croit que son public attend de lui. Il ne sort pas des ornières qu’il s’est lui-même imposées. Les clichetons s’enchainent donc. Sur certains passages, on a le sentiment qu’on a affaire à un auteur débutant. Je pense par exemple à celui sur le touriste allemand. Le héros le soupçonne d’être un pédophile, il l’espionne et bien sûr, ça ne manque pas, le vieux porc se tape une gamine. Mais peut-être est-ce une volonté de l’auteur de ne susciter aucune surprise et d’aller gaiement dans le sordide racoleur. Au fond, ne cherche-t-il pas à aller jusqu’au bout de la logique néo libérale en faisant de son roman un produit ?



2020/02/15

L'avant combat (Crise internationale 21)



 Début

Du côté français, ce changement de programme dérouta complètement tout le monde. En effet, l’essentiel de la communication gouvernementale avait été axée sur l’éventuelle guerre contre le Turkménistan du nord.


En écho à la campagne des médias et afin de se montrer bon élève auprès de Manuel Trèbon, chaque ministre y était allé de sa critique envers le pays dès que l’occasion se présentait : le ministre de la transition écologique et solidaire avait fustigé les émissions turkménistaises de CO2 qui dépassaient de loin celles de l’Europe et de l’Afrique réunies. Celui de l’éducation nationale n’avait pas manqué de rappeler qu’on pratiquait encore les châtiments corporels dans les écoles et qu’il existait un cursus pour devenir bourreau. Même celui de la culture était monté au créneau, déplorant l’absence de musée dans les villes et la valorisation par le pouvoir des tortionnaires plutôt que des artistes (qui de toute façon croupissaient en prison selon lui).

2020/02/10

2020/02/08

L'avant combat (Crise internationale 20)




 


Du côté américain, on n’escomptait pas non plus que le vrai président pose ses pieds sur le ring. En un temps record, une flopée d’ingénieurs militaires construisirent un robot de combat à l’image de Donald Moumoute. Seul hic, l’original voulait à tout prix en découdre. Au beau milieu des réunions, il lui arrivait souvent de se dresser d’un bond, traitant son futur adversaire de tous les noms et effectuant de ridicules moulinets avec ses poings.

2020/02/01

L'avant-combat (Crise internationale 19)







Revenons maintenant au combat des chefs. Quand il fut certain que ni Donald Moumoute ni Kon Je Nou ne pouvaient reculer, les deux camps se rencontrèrent pour organiser ce match au sommet et en établir les règles.

D’abord, il fut décidé qu’il se déroulerait au Switzland. Pays connu pour son indéfectible neutralité, il avait également la particularité de se trouver à égale distance du Turkménistan du nord et des États-Unis. Bref, d’être au milieu de la distance qui séparait les deux pays, ce qui ne favorisait aucun des dirigeants pour y venir ou pour en partir. De la même manière, on estimait que le climat de douce quiétude inhérent à cette nation adoucirait les passions. Le vainqueur du combat contiendrait certainement sa joie et le perdant pourrait se requinquer au bord du lac de la capitale dont les vertus vivifiantes étaient renommées. De plus, chacun possédait plusieurs comptes bancaires là-bas, il aurait l’occasion de voir enfin ses conseillers. En d’autres termes, de joindre le sportif au pécunier.

Virus (Pensée 49)



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